Vers le parc national Conguillio

Lundi 4 janvier

Les nuits sont fraîches désormais. Le temps est toujours très nuageux le matin, mais le soleil en général apparaît plus tard dans la matinée.
Nous nous arrêtons de nouveau au bord de la lagune Torca, les cygnes sont toujours là, et les petits paresseux toujours sur le dos de leur mère. La route vers Lloca qui est toujours une piste, nous offre des vues magnifiques sur le lac Vichuquen. Après une bonne descente, nous arrivons sur la route du bord de mer où de nombreuses lagunes s’étirent. Des oiseaux à profusion et une végétation très intéressante nous procurent de maintes occasions de nous arrêter.
Constitution est la petite ville où nous avons décidé de nous arrêter. Le bord de mer nous attire tout d’abord pour trouver un endroit pour la nuit.  Nous avons la surprise de tomber sur des rochers impressionnants par leur taille mais aussi par la population d’oiseau qui y vit.

Trop cool le transport ...

Les bords de piste poussiérieux

Le héron et le cheval ... nouvelle fable ?

Lagune de bord de mer

Un peu plus loin

Un peu de place SVP, je vais me poser 

La pyramide

Le pied d'éléphant

Vous n’échapperez pas à mes couchers de soleil

Mardi 5 janvier

L’étape du jour sera Chillian. La ville n’est pas très grande. Nous stationnons sur la place principale et trouvons sans difficultés, le marché. Outre l’artisanat, une profusion de fruits et légumes sont sur les étals. Il faut dire que cette région centrale du Chili est essentiellement productrice de fruits et légumes. Nous en profitons pour faire le plein de légumes.
Encore un, je l'avais promis .....

Mercredi 6 Janvier

Deuxième journée de route pas très passionnante. L’autoroute au milieu des cultures maraîchères n’a pas grand-chose à offrir.
En cours de route, nous faisons un petit détour pour admirer les chutes du rio Laja.
La petite bourgade de Curacautin, est la porte d’entrée dans le parc national Conguillio.
Nous passons très près du volcan Llaima (3.125m) dont le cône parfait est recouvert de neige. La dernière éruption de 2008 a laissé des traces noires sur ses flancs, et les coulées de lave ont avalé les arbres qui se trouvaient sur son passage. Nous entrons un peu plus loin dans une très belle forêt. La piste s’encastre par endroits dans la forêt d’araucarias. Nous arrivons enfin au bord de la lagune Conguillio. Ce sera notre camp de base pour trois jours.
Je picore les miettes des campeurs

Salto de Laja

La route (pardon la piste) du parc Conguillio

Jeudi 7 janvier

Beau temps, nous préparons nos sacs et partons faire une marche en direction du mirador de la Sierra Nevada, un ancien volcan éteint, mais dont le massif partiellement recouvert de neige, offre des points de vue sur la lagune et le volcan Llaima.
Le démarrage est assez pénible, le soleil chauffe et le sol composé de scories volcaniques noires, donne la sensation de marcher dans du sable croustillant. Puis après avoir contourné la lagune, nous commençons à monter dans une magnifique forêt de grands arbres, sous lesquels pousse du bambou. Pas mal de fleurs ponctuent aussi notre chemin. Nous rencontrons aussi des pics noirs à tête rouge qui tambourinent les troncs avec application sous notre nez ou presque. L’ombre est agréable, nous progressons jusqu’à un premier belvédère.
Nous montons ensuite au second belvédère. La montée est un plus prononcée, mais au bout d’une bonne demi-heure, nous arrivons sur un éperon dégagé et pouvons admirer les cascades qui s’écoulent du haut de la montagne ainsi que la vallée qui se trouve derrière cette partie de la Sierra Nevada.
Nous avons marché 20 km et gravi 600 m : une belle rando !


Le lac Conguillio

Pour Thibaut ...

Le sous-bois sur notre sentier

Pic noir à tête rouge

Au mirador

Les majestueux araucarias

Le volcan Llaima

Vendredi  8 janvier

La nuit a été calme et très noire, une couverture nuageuse cachait la lumière des étoiles et de la lune.
Nous partons un peu plus tôt, mais il fait moins chaud. Le sentier est entièrement dans la forêt. Les grands araucarias me mêlent aux nothafagus. Ils sont très vieux, certains ont des troncs énormes. Les bambous sont toujours à l’aise sous cette couverture ombragée. L’Araucaria le plus vieux du parc : 1300 ans, 50 m de haut et un diamètre de tronc de 2,10 m, trône dans cette petite jungle. C’est très impressionnant.
Nous arrivons à la lagune Captren. Beaucoup d’oiseaux d’eau évoluent sur cette lagune, et des rapaces guettent sur la rive avec convoitise, les poussins nageant près de leurs parents. Le ciel devient bien sombre et au moment de nous installer pour le pique-nique, le vent rafraichi soudain la température et une petite pluie se met à tomber. Nous remballons après les premières bouchées et décidons de rentrer par le plus court chemin : la route, ou plutôt, la piste. La pluie heureusement a fixé la poussière, mais il ne passera que 7 ou 8 voitures en une heure et demie.

Les grands araucarias

1300 ans, ça inspire le respect

Mr et Mme pic

Laguna Captren

Les rapaces guettent


Les fleurs tapissent les champs de lave anciens

On t'as vu avec l'apéro !

Samedi 9 janvier

Nouvelle nuit sans bruit et sans lumière …
La piste ce matin est beaucoup moins poussiéreuse grâce à la petite pluie d’hier. Notre première halte est pour faire le tour de la lagune Arco Iris. Formée par une coulée de lave, elle contient de nombreux arbres qui ont été emprisonnés par la montée des eaux. La couleur de l’eau, turquoise contraste avec la lave noire qui domine cette petite lagune. Puis nous faisons une autre halte à la laguna verde, cette fois les eaux emprisonnées par les coulées de lave sont vertes mais un vert moins transparent et moins lumineux. Nous nous promenons un peu dans les champs de lave avant de repartir pour aller admirer les chutes du rio Truful-Truful. Je découvre même de jolies orchidées qui ont trouvé une place dans cette lave noire et craquante sous les pas.

Villarica jolie petite ville est au bord du lac du même nom, avec comme horizon un autre volcan, le Villarica. C’est notre étape du jour.

Laguna Arco Iris

Les troncs couverts de mousses apparaissent sous les eaux claires 

La lave a emprisonné ce petit coin de fôret

Laguna verde

Orchidée

Salto du rio Truful-Truful

Les champs de lave au pied du Llaima

La plage de sable noir du lac Villarica à Villarica

1 commentaire:

  1. Les majestueux araucarias, La Laguna Captren, Laguna Arco Iris .. ca donne vraiment envie d'y etre

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