Derniers kms vers la capitale

Jeudi 18 février

Nous avons repris cette route indigeste qui nous mène au terme de notre voyage. Notre perspective aujourd’hui est une mer de grisaille qui n’a ni rivages, ni ligne d’horizon et qui engloutit toutes les larmes du ciel. Il pleut !
La pluie heureusement s’arrête à notre arrivée à l’étape du jour, Las Grutas. Finalement, notre bivouac sera à San Antonio Oeste, au bord de la baie, la ville balnéaire de La Grutas, ne nous offre aucun spot de nuit.
Jolie piste

Vendredi 19 février

La grande lessive terminée, nous avons ce matin un ciel limpide. Le but de notre journée est de trouver l’endroit où nous pouvons admirer les oiseaux « Loros Barranqueros », sorte de petit perroquet, qui vit dans les falaises au bord de l’océan. Pour ce faire, comme nous étions en manque, et que la désintoxication doit être progressive, nous longeons la mer par une piste très défoncée, car il a plu, mais qui nous offre sur ses 130 km des vues  magnifiques. En revanche, il faut attendre notre arrivée à El Condor, pour apercevoir enfin ces oiseaux bruyants et bigarrés, qui regagnent leurs trous à la tombée de la nuit. Mais le spectacle en valait la peine.

Le bord de mer que nous longeons aujourd'hui

C'est l'atlantique

Les oiseaux nichent dans les falaises gruyère

C'est l'heure de la marée, l'eau mont très vite

Les loros sont très rapides

Toujours par deux

Vol en formation

On regagne les trous avant la nuit

Deux jeunes

Samedi 20 février

Passé la rivière Rio Negro, nous changeons de région, la Patagonie s’arrête ici. Fini les steppes desséchées couvertes de buissons épineux où s’accrochent les moutons jusqu’à en perdre la vie. Ici, l’herbe est grasse à souhait et les immenses troupeaux bovins s’en régalent goulûment. Plus loin, un patchwork de vert, légèrement ondulé, réjouis notre regard après des jours et des jours d’herbes sèches et de buissons gris.
Les kilomètres s’égrainent tout doucement vers la fin de ce voyage. Et puis de temps en temps, un bosquet d’eucalyptus offre un peu d’ombre aux voyageurs. C’est là que nous prenons notre pause déjeuner en compagnie de charmants pics et de perruches caquetantes.  

Le bivouac du jour est à « Tres Arroyos »
Nos compagnons de picnic

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