Le lac General Carrera

Vendredi 29 janvier

Ce matin un coq est venu nous rendre visite pour chanter l’heure du réveil. Sympa, mais c’était un peu tôt ! Les nuages masquent encore un peu les sommets quand nous prenons la piste. Le soleil ne tarde pas à illuminer les eaux tantôt turquoises, tantôt émeraudes et parfois même argentées du merveilleux lac Général Carrera. Nous sommes récompensés de tous ces cahots, trous, bosses qui nous ont fait avancer parfois avec difficulté, car le temps est magnifique et nous pouvons admirer toute la calotte glacière nord de Patagonie. Un régal, nous en prenons plein la vue. Jamais pique-nique ne fut associé à un si beau panorama.
Il nous faudra toute la journée pour parcourir les 200 km de piste qui longent le lac. En fin de journée, le passage en douane à Chile Chico est pour une fois, facile et rapide. Ce soir, bivouac au bord du lac qui s’appelle côté argentin : « Lago Buenos Aires ». Le vent souffle fort et soulève une crête blanche sur les eaux bleues du lac.
Contemplation ou dialogue ?

Les nuages s'estompent au dessus du lac General Carrera ...

... et les eaux deviennent turquoise

Trop belle la vie !

Vers Chile Chico

Le rivière qui sort du lac 

Vue sur le champ de glace nord

C'est l'immensité qui fait la beauté du paysage

Corvée de vaisselle et bain de pieds

Samedi 30 janvier

Il faut à peine quelques kilomètres au-delà des Andes, pour que  le paysage change radicalement. Nous retrouvons l’ambiance des grandes étendues desséchées du nord.  Nous traversons d’immenses propriétés dans lesquels paissent quelques moutons et beaucoup de guanacos aussi. Certains se font parfois piéger et il ne reste que les carcasses desséchées dans les clôtures qui bordent la route. On effraie au passage des familles de nandous, et on rencontre quelques tatous aussi.
Nous faisons un crochet pour aller visiter un autre site du patrimoine Unesco, les  « cuevas de las manos pintadas » : des peintures rupestres en forme de mains datant de 11.000 à 7.500 ans av JC. Dommage, les explications du guide n’étaient qu’en espagnol.

La route 40, file ensuite, interminable, sous un soleil de plomb, avec l’incontournable hameau de Bajo Caracoles, seule station-service pendant plus de 500 km.  

Détail des peintures de mains

Gentil tatou qui pose pour moi

Lorsqu'ils courent tête en avant, les guanacos se prennent le cou dans les clotures

On est bien en Patagonie

Ici on n'hésite pas à faire le plein, sinon gare à la panne sèche


Dimanche 31 janvier

Notre ration de piste sur la Carretera australe est particulièrement indigeste aujourd’hui. Des travaux sont annoncés sur 75 km. Travaux commencés et jamais terminés ; nous avons donc droit à un mélange entre chemin de champs, pierrier et piste cabossée. Rien à voir ou presque, sur les 300 km qui nous séparent de El Chalten. Pas prévue au programme, cette étape nous a soudain apparu comme une évidence, car le temps est magnifique et nous voulons encore nous offrir quelques km de sentiers dans le parc des glaciers (aussi inscrit au patrimoine de l’Unesco).
La petite bourgade d’El Chalten  où nous avions séjourné il y a 8 ans a changé d’une façon incroyable. Les rues sont à présent goudronnées et les hôtels, bars et restaurants ont poussés comme des champignons. En cette fin de journée des flots de marcheurs de tous âges déambulent dans les rues en quête d’une bière fraîche, les mollets raides et les pieds endoloris. 
Hé les nandous, il n'y a pas de passage piétons ici !

Lago Cardiel

Au bout de la route, le Fitz Roy

Arrivée à El Chalten

El Chalten, capitale de la randonnée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire