Iquique et la côte vers le sud

Vendredi 27 novembre

Visite de Iquique. La ville s’est développée lors de l’exploitation des mines, c’était le port d’où portait le précieux minerai. Tout le centre-ville est classé monument historique. Les belles demeures du 19° siècle confèrent à la ville un charme désuet.
C’est aussi une belle ville de bord de mer avec ses immenses plages de sable clair.
Le centre historique d'Iquique



La Plaza Arturo Prat et le Centro Espanol


Les belles plages d'Iquique

Coucher de soleil depuis notre bivouac

Samedi 28 novembre

La route qui nous conduit vers Tocopilla longe la mer. Elle est parfois à flanc de montagne, parfois au ras des vagues, mais offre sur 250 km, un spectacle qui ne laisse pas indifférent. Nous nous arrêtons souvent pour admirer la faune abondante qui peuple ces rivages.
Les pélicans abondent sur ces côtes


Les vagues géantes du Pacifique effrayent à peine les oiseuax



Ce lion de mer se prend pour la petite sirène !

Hitchcock avait du passer par là !

Ceci est un golf .... si, si ...


Dimanche 29 novembre


De retour à San Pedro pour finir de visiter ce que nous n’avions pas eu le temps de voir lors de notre premier passage. La chaleur est intense aujourd’hui, mais c’est surtout le vent violent qui souffle par rafale qui nous surprend le plus.  Ce soir nous allons faire une observation astronomique. La pureté du ciel permet de voir une quantité impressionnante de nébuleuse, planètes, et étoiles diverses. 

D'Arica à Iquique

Jeudi 26 novembre

En route pour Iquique. Au passage, nous verrons encore quelques géoglyphes, très nombreux dans cette région, et bien conservés par l’aridité du désert. Nous irons également visiter la ville fantôme de Humberstone. 5000 habitants du milieu du 19° siècle au milieu du 20° siècle, cette ville érigée au milieu du désert connu une période faste grâce à l’abondance du salpêtre (nitrate de sodium) utilisé pour les explosifs puis comme engrais. La découverte d’un produit de synthèse aux propriétés équivalentes, a précipité l’extraction du minerai à la faillite. La ville a été totalement abandonnée.


Dans le village fantôme d'Humberstone



Les constructions sont pour la plupart en tôle, désormais bien mangées par la rouille

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Ce qui est surprenant en arrivant à Iquique, tout comme à Arica, c’est cette urbanisation du bord de mer, toute enserrée dans des dunes géantes sans aucune végétation. Des centaines de km de désert autour de ces villes, pas une forêt ! On ne respire que le vent chargé de sable, pas la bonne odeur de nos sapins ….
Les maisons sont adossées aux montagnes arides

La frontière nord du Chili

Mardi 24 novembre
Allez hoplà ! On va au Lago Chungara, dans la réserve de la biosphère. Tout contre la frontière bolivienne et au pied du volcan Parinacotta qui culmine à 6.330 m.

La route s’enfile dans une vallée agricole et sur les flancs dépouillés des montagnes environnantes des géoglyphes géants apparaissent. Puis la route monte, décor aride, tas de cailloux, presque hostile. Beaucoup de camions empruntent cette route, c’est un passage pour la Bolive. Nous dépassons quelques petits villages et atteignons 2.500 m ; des cactus poussent à cette altitude, il semble que la végétation soit plus à l’aise en altitude. Puis nous atteignons l’altiplano, où les vigognes se plaisent tant. La végétation est desséchée mais de grosses touffes de mousse verte donnent un peu de couleur. Les deux volcans le Parinacotta  et le Sajama, sont coiffés de glace et de neige. Au pied une lagune avec comme d’habitude les flamands et autres sortes d’oiseaux. Nous avons grimpé 4600 m en quelques heures et nous sommes très essoufflés par le manque d’oxygène.
Il faut redescendre. Une petite halte au village de Parinacotta, et nous prenons une piste dans une mauvaise direction. Les travaux sur la route nous retardent pas mal, alors nous décidons de passer la nuit à Putre (village inconnu du GPS !) Le parking d’un petit hôtel sera notre bivouac.
Lago Chungara

La ville sainte de Parinacotta, déserte.

le Parinacotta  et le Sajama

Géoglyphes dans la vallée Lluta

Autres géoglyphes, les hommes mesurent 20 m de haut

Les cactus, ils ressemblent à des arbres 

Lagunas Cotacotani


Mercredi 25 novembre
Nous redescendons vers Arica. Une visite au musée où nous découvrons les momies des Chinchorros trouvées dans une maison en construction, un déjeuner au restaurant et nous passons encore une nuit en bord de mer.

Arica, nord du Chili

Dimanche 22 novembre
Journée tranquille en bord de mer Les chiliens viennent déjeuner en famille sur la plage ; quelques surfeurs  courageux affrontent les vagues du pacifique. Nous irons visiter la ville avant de rejoindre notre bivouac en bord de mer.

Lundi 23 novembre
Grande déception : malgré l’intervention du consul, notre passage au Pérou n’est pas possible avec un véhicule de location. Incompréhensible ! Nous avons pourtant tous les papiers nécessaires.

Restons positifs, nous allons passer plus de temps au Chili, et explorer d’avantage ce magnifique pays.

Terminus de la ligne Arica-La Paz 

Rue d'Arica

Papy a rencontré le Père Noël qui a de jolies lunettes aussi



La Bolivie : Sud Lipez et Salar d'Uyuni

Lundi 16 novembre

Le minibus qui nous emmène de San Pedro grimpe tout doucement vers la frontière bolivienne. Nous changeons de véhicule après que les formalités douanières soient effectuées. Petit déjeuner en plein air et en plein vent et nous partons vers la première étape, la laguna Blanca, puis il y aura la laguna Verde dépourvue de vie chargée à cause de ses eaux chargées d’arsenic. Ces petits lacs chargés de minéraux forment avec les montagnes environnantes une palette colorée d’une telle intensité  qu’on pourrait croire à un paysage irréel. Nous passons ensuite par le salar de Chalviri où nous apercevons quelques flamands, et ou les termes offrent une possibilité de se baigner.  Notre 4X4 grimpe sans difficultés et en douceur sur des pistes extraordinaires : sable, pierres, mélange des deux. Un vaste champ de geysers appelé Sol de Manàna va nous offrir la vision de mares de boues bouillantes et de fumerolles soufrées.  Nous sommes à 5.000 m d’altitude. Puis un désert impressionnant et célèbre s’offre à nos yeux : le désert de Dali. Les gros blocs de rochers plantés dans le sable, rappellent en effet un tableau du maitre du surréalisme.  Nous sommes ravis de n’avoir pas dû conduire dans des endroits si difficiles. Nous irons admirer ensuite la lagune Colorada et ses eaux rouges, ses berges blanchies par le borax et ses milliers de flamands  roses. Nous dormirons à Villa Réal  dans un petit hôtel très sommaire. La nuit est très froide !



Laguna Blanca

Laguna Verde

Au travers l'altiplano

Le désert de Dali

Salar de Chalviri

La boue bouillante sort des trous près de nous

Les vapeurs sont chargées de substances toxiques

Laguna Colorada

Les flamands de la lagune colorada




Mardi 17 novembre
Nous allons flâner dans les  montagnes environnantes  pour découvrir d’étranges formations volcaniques. Nous traverserons encore des valons dans lesquels des lagunes brillent au soleil et plus loin des plantations isolées de quinoa, dont la Bolivie est le premier exportateur. Ce soir l’hôtel sera en sel, le salar tout proche offre un matériau de choix.
Un troll en Bolivie ?



Laguna nega

C'est pas des lapins, mais des chinchilas

Les femmes portent tout sur leurs dos


Mercredi 18 novembre
Lever à 4h30, il faut être sur le salar pour voir le lever du soleil. Nous progressons sur une immensité blanche, comme si la neige avait recouvert le paysage durant la nuit. L’horizon s’éclairci, notre chauffeur le surveille, arrête le véhicule, il fait très froid, le soleil arrive, éclaire le sel, apparaissent alors les hexagones dessinés sur la croute de cette mer asséchée. Un peu plus loin, au milieu du salar l’ile Inca Huasi, nous permettra de profiter des premières heures du jour au milieu des cactus.
Nous ferons ensuite une pause photo avec notre guide, puis un détour par le premier hôtel de sel construit sur le salar lui-même, et qui est à présent transformé en musée. Déjeuner dans la petite ville de Colchani avant d’aller visiter le cimetière de train et la ville d’Uyuni entièrement pavoisée du Dakar !






Mamie a rétréci Papy !! 

Mais elle prend sa chaussure pour une voiture ?


Cimetière de trains à Uyuni


Jeudi 19 novembre
Nuit dans le même hôtel que lundi, mais réveil matinal pour regagner la frontière chilienne. Le 4X4 roule vite au milieu d’un brouillard de poussière, les passages à gué sont facilités par la glace qui recouvre l’eau. Il a gelé très fort, même les flamands roses de la lagune Chalviri ont les pattes dans l’eau gelée.

De retour à San Pedro à midi, nous prenons la route pour Calama. Grande ville industrielle, les mines de cuivre ne sont pas loin.

Les voitures soulèvent la poussière de la piste qui se voit de loin



L'eau de la lagune encore gelée