Samedi 31 octobre
La route qui relie Mercedes à Posadas, n’est pas mauvaise,
mais assez ennuyeuse ; Des grandes étendues plates borde chaque côté de la
route sur 300 km. Les vastes parcs à bétail sont souvent gorgés d’eau, les
pluies récentes ont laissé des empreintes tout au long de notre route. La
plupart des voitures que nous croisons ont les flancs rougis par la terre
sombre du nord de la province
Corrientes.
Nous nous arrêtons à Posadas avec l’espoir de remplir notre
frigo. Hélas, samedi après-midi, tout est fermé, sauf quelques petits
dépanneurs : bien pour la bière et les chips, on va s’en contenter. C’est
à San Ignacio, près de mission jésuite que nous passerons la nuit.
| Un bonjour des bloggeurs |
Dimanche 1 novembre
Nous sommes presque les premiers à entrer dans ce qui reste
de cette « réduction » guarani édifiée en 1609. Les jésuites avaient
créé des communautés pour libérer les indiens de la servitude des conquérants
espagnols. Ils avaient pour but d’alphabétiser et christianiser les peuples
semi-nomades. Les indiens s’y administraient eux-mêmes sous la direction des
pères jésuites. Une trentaine de missions subsistera jusqu’à l’expulsion des
jésuites en 1767. Elles sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.
| Bête féroce qui m'a sauvagement attaqué durant la visite de la mission ! |
A présent, nous roulons vers les chutes d’Iguazu. Le paysage
a totalement changé, la forêt tropicale remplace les vastes plaines de la
région de Corrientes. Nous sommes tout au nord est de l’Argentine, sur une
langue de territoire enserrée entre le Brésil et le Paraguay. Sur le bord de la route, des échoppes,
proposent des orchidées, de l’artisanat mais aussi les ananas et mangues
auxquels je ne résisterais pas.
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