Joyeux Noël

Bon anniversaire à tous ceux et celles qui sont nés une fin d'année, Caro, Ita, Rémi et les autres ...

Je vous offre une sélection de clichés de Noël dans l'hémisphère sud ....




Mon sapin préféré : recyclage moderne

De Villa Union à Mendoza

Dimanche 20 décembre

Journée relax au camping  de Villa Union. Un peu de lessive, de la lecture et un peu de bière fraiche à l’ombre. Malheureusement le WIFI « internetparatodos » de la place principale ne marche pas. Donc pas de conversation Skype avec Offendorf !

Lundi 21 décembre

Aujourd’hui nous allons à la Laguna Brava. Nous parcourons d’abord les 72 km qui nous mènent à Vinchina, puis la route pars vers l’ouest et traverse une première chaine de montagne, la sierra de Jagüe. Les différentes couches d’alluvions pétrifiées se dressent à la verticale, et une piste étroite sillonne le long des boucles du rio. Nous passons à Alto Jagüe où nous payons l’entrée du parc et c’est  une nouvelle traversée d’un plateau nous conduit cette fois au pied des Andes. La petite route goudronnée devient une piste comme toutes celles qui affrontent les pentes raides des Andes. Les montagnes se colorent, vert, rose, d’étranges herbes rases illuminent les pentes de tons orangés. Des troupeaux de guanacos, sont rapidement dépassés pour laisser place aux vigognes qui vivent dans la montagne au-delà de 3.000 m. Puis, apparaît au pied des sommets enneigés, la grande tache immaculée de la lagune. Nous descendons vers sa rive, et des taches bleues et turquoise viennent alors rompre sa blancheur. Des flamands roses bousculés par le vent violent piétinent pour remuer le fond de l’eau en quête de nourriture. Quel spectacle !
Nous en prenons plein les yeux.
Ce soir nous dinons avec des français arrivés hier avec un énorme camion 4X4 de 18 tonnes. Très impressionnant et difficile à manier ! La soirée est très sympa.



La lagune "Brava" se profile au pied du Monte Pissis (6882 m)

De près la lagune se colore de bleu

Les cônes des geysers qui ne soufflent qu'au petit matin

Lagune "Mulas Muertas"


Mardi 22 décembre

La route de Villa Union à Jachal commence par un long ruban en montagnes russes. Au loin vers l’ouest, une brume étrange flotte devant les montagnes. Il s’agit en fait d’une tempête de sable. 

Montagnes russes d'Argentine

Nous bifurquons ensuite pour entrer dans la « Cuesta de Huaco », puis la Quebrada de Jachal nous offre de nouveau de jolis paysages encaissés.
Il y aura ensuite de nouveau la route vers San Juan que nous quittons à Talacasto pour monter dans la Sierra Del Tigre. Puis nous roulons dans un vallon verdoyant qui suit la rivière San Juan avec les Andes enneigées qui se profilent devant nous. Tous les sommets dépassent les 5.000 m.
A la sortie de la Quebrada de Jachal

Rio San Juan


Cerro Alcazar


Mercredi 23 décembre

Il est déjà 10 heures quand nous partons, mais la lumière sur les Andes est tout de même très belle.
Nous visitons le parc Leoncito : en premier l’observatoire, le plus important d’Argentine, et tellement vieillot en comparaison du Cerro Paranal. Puis nous faisons une belle balade sans toutefois apercevoir de puma, qui règne en maitre dans ce parc. Nous voyons juste des cochons des Andes, sorte de hamster avec une bonne bouille.
La petite ville de Uspallata très ombragée, avec beaucoup de maisons en bois a beaucoup de charme, ce sera notre étape du soir.
Les Andes ....

Observatoire El Leoncito

Plus de place que notre campeur, mais ça roule moins bien 

Cochon des Andes

Herbes de la Pampa

Au bout de la piste le Cerro Aconcagua, 6960 m,  plus haut sommet des Andes


Jeudi 24 décembre

La route 52 qui mène à Mendoza s’appelle la ruta de los Caracoles. Très vite l’asphalte disparait et laisse place à une piste, caillouteuse poussiéreuse et avec pas mal de tôle ondulée. Christian ne roule pas vite. Il n’y a d’ailleurs personne ou presque sur cette piste et les paysages sont enchanteurs. Beaucoup de guanacos, des troupeaux par endroits et des fleurs. Après des semaines de sable, je me régale et  mitraille toutes ces fleurs.
La descente est en effet très sinueuse, mais si ce n’est les éboulis, qui sont au milieu et qu’il faut éviter, la piste ne présente pas de vraie difficulté. En bas de la descente, c’est un vrai jardin fleuri qui nous attend, des mufliers, des onagres et surtout des genets très odorants.
Quelle descente !


Des mufliers, des genets et d'autres fleurs 


L'aconcagua

Le guanaco prend la pause



Il est presque 15 h, lorsque nous arrivons à Mendoza et nous constatons que tous les magasins sont déjà fermés. Il va falloir se contenter de quelques boites qui sont encore dans la réserve. Un soir très ordinaire pour un 24 décembre. Heureusement, un dépanneur encore ouvert dispose d’une bouteille de champagne argentin ; avec des chips, cela fera l’affaire.

De San Juan aux parcs Ischigualasto et Talampaya

Mardi 15 décembre

Le temps est maussade, couvert et de gros nuages sombres masquent les sommets des Andes. Nous prenons la direction du sud pour gagner San Juan où nous devons faire la révision de notre Hillux.
La route longe d’abord le lac « del viento » où en effet le vent souffle fort, puis elle s’enfile par une petite route dans la vallée du même nom. Très jolie vallée enserrée dans des montagnes de couleur argentées, avec une rivière bordée d’herbes qui coule au fond.
Nous nous installons sur les rives du lac d’Ullum pour la nuit.
Lago del Viento

Elle roule toujours !

Si jolie fleur de cactus




Mercredi 16 décembre

Pas très calme la nuit. Des pêcheurs se sont installés près de nous et sont partis tard dans la nuit. Et puis de la musique sur l’autre rive résonnait jusqu’à nous. Mais le plus gros problème : les moustiques. J’ai passé une partie de la nuit à les chasser, et l’autre à me gratter. L’horreur !
Deux petites chouettes nous font le plaisir de nous attendre au coin du chemin lorsque nous partons.
Aujourd’hui nous passons la matinée au garage Toyota pour la révision du Hillux.
Nous essayons ensuite d’aller visiter San Juan, et trouver un resto pour déjeuner mais il fait une température caniculaire et il est 13h, tous les magasins ferment pour ne rouvrir qu’à 17h. Nous allons nous contenter d’un repas bon marché mais médiocre dans une cafétaria.

Oh les beaux yeux ! 


jeudi 17 décembre

La nuit a été encore plus mauvaise, même si nous avons acheté une bombe anti-moustique pour lutter contre le fléau, ils sont arrivés en fin de nuit pour me dévorer.
La route qui part vers l’est n’est pas passionnante, elle est rectiligne, avec pas grand-chose à voir.
Nous nous arrêtons à Vallecito pour aller voir le sanctuaire de la défunte Correo. La ferveur populaire a fait de cet endroit un lieu de pèlerinage où chacun vient apporter son offrande pour remercier ou chercher une protection de la « sainte ». La légende dit qu’après avoir suivi son mari qui partait à la guerre, elle a été retrouvée morte, alors que son enfant avait survécu en tétant à son sein. L’endroit est surréaliste, rempli d’exvotos comme des plaques de voitures et des maisonnettes.
La defunte Correa

Ça ressemble à un village de Noël, mais ce ne sont que des offrandes


Le paysage est complétement nouveau, puisque soudain, nous avons une profusion de végétation. La terre et les roches n’apparaissent plus sous la couverture verte. A Vallée Fertil, nous trouvons un camping, petit, modeste, mais très ombragé, ce qui est nécessaire dans cette région ou les températures moyennes en décembre sont au-delà de 30°.


Vendredi 18 décembre

Comme hier la route droite est comme une montagne russe avec une succession de petites montées et descentes.
Nous arrivons au parc Ischigualasto dès l’ouverture.  Nous partons en convoi avec un guide. Il y a plusieurs arrêts dans ce tour de 40 km. A chaque arrêt, il y a une particularité géologique intéressante. Le site fut autrefois peuplé de dinosaures. Les paléontologues ont trouvé énormément d’ossements dans cette large vallée du trias bordée de falaises rouges. La fin du parcours est libre, ce qui nous permet de faire de nombreuses haltes photos. La luminosité est meilleure à la fin du parcours, mais le ciel est toujours assombri de gros nuages.

Boulets de canon ? Non! formations calciques

Équilibre précaire

L'emblème du parc


Nous allons passer la nuit à l’entrée du parc de Talampaya où un petit circuit à pied nous permet de découvrir des reconstitutions de dinosaures ayant vécu ici et la merveilleuse nature qui nous entoure.
Le soleil se couche derrière les Andes

Un des spécimens de la région

Le mimosa ne manque pas de piquants ici

Samedi 19 décembre

C’est à pied que nous allons visiter le canyon du parc de Talampaya, une balade de 4  heures. Mais d’abord il faut parcourir une quinzaine de  km avec notre voiture avant de commencer. Il y a des nuages, mais le soleil chauffe tout de même. Nous verrons les petroglyphes, le jardin botanique et ses cheminées puis nous irons dans un canyon inaccessible en voiture.
L'entrée du canyon

Christian perdu entre les falaises

Une cheminée creusée par le vent et l'eau


Les falaises sont polies par l'érosion des vents violents chargés de sable

Drôle de trogne

Le saxophoniste

Les dépôts de sel sont partout