De San Juan aux parcs Ischigualasto et Talampaya

Mardi 15 décembre

Le temps est maussade, couvert et de gros nuages sombres masquent les sommets des Andes. Nous prenons la direction du sud pour gagner San Juan où nous devons faire la révision de notre Hillux.
La route longe d’abord le lac « del viento » où en effet le vent souffle fort, puis elle s’enfile par une petite route dans la vallée du même nom. Très jolie vallée enserrée dans des montagnes de couleur argentées, avec une rivière bordée d’herbes qui coule au fond.
Nous nous installons sur les rives du lac d’Ullum pour la nuit.
Lago del Viento

Elle roule toujours !

Si jolie fleur de cactus




Mercredi 16 décembre

Pas très calme la nuit. Des pêcheurs se sont installés près de nous et sont partis tard dans la nuit. Et puis de la musique sur l’autre rive résonnait jusqu’à nous. Mais le plus gros problème : les moustiques. J’ai passé une partie de la nuit à les chasser, et l’autre à me gratter. L’horreur !
Deux petites chouettes nous font le plaisir de nous attendre au coin du chemin lorsque nous partons.
Aujourd’hui nous passons la matinée au garage Toyota pour la révision du Hillux.
Nous essayons ensuite d’aller visiter San Juan, et trouver un resto pour déjeuner mais il fait une température caniculaire et il est 13h, tous les magasins ferment pour ne rouvrir qu’à 17h. Nous allons nous contenter d’un repas bon marché mais médiocre dans une cafétaria.

Oh les beaux yeux ! 


jeudi 17 décembre

La nuit a été encore plus mauvaise, même si nous avons acheté une bombe anti-moustique pour lutter contre le fléau, ils sont arrivés en fin de nuit pour me dévorer.
La route qui part vers l’est n’est pas passionnante, elle est rectiligne, avec pas grand-chose à voir.
Nous nous arrêtons à Vallecito pour aller voir le sanctuaire de la défunte Correo. La ferveur populaire a fait de cet endroit un lieu de pèlerinage où chacun vient apporter son offrande pour remercier ou chercher une protection de la « sainte ». La légende dit qu’après avoir suivi son mari qui partait à la guerre, elle a été retrouvée morte, alors que son enfant avait survécu en tétant à son sein. L’endroit est surréaliste, rempli d’exvotos comme des plaques de voitures et des maisonnettes.
La defunte Correa

Ça ressemble à un village de Noël, mais ce ne sont que des offrandes


Le paysage est complétement nouveau, puisque soudain, nous avons une profusion de végétation. La terre et les roches n’apparaissent plus sous la couverture verte. A Vallée Fertil, nous trouvons un camping, petit, modeste, mais très ombragé, ce qui est nécessaire dans cette région ou les températures moyennes en décembre sont au-delà de 30°.


Vendredi 18 décembre

Comme hier la route droite est comme une montagne russe avec une succession de petites montées et descentes.
Nous arrivons au parc Ischigualasto dès l’ouverture.  Nous partons en convoi avec un guide. Il y a plusieurs arrêts dans ce tour de 40 km. A chaque arrêt, il y a une particularité géologique intéressante. Le site fut autrefois peuplé de dinosaures. Les paléontologues ont trouvé énormément d’ossements dans cette large vallée du trias bordée de falaises rouges. La fin du parcours est libre, ce qui nous permet de faire de nombreuses haltes photos. La luminosité est meilleure à la fin du parcours, mais le ciel est toujours assombri de gros nuages.

Boulets de canon ? Non! formations calciques

Équilibre précaire

L'emblème du parc


Nous allons passer la nuit à l’entrée du parc de Talampaya où un petit circuit à pied nous permet de découvrir des reconstitutions de dinosaures ayant vécu ici et la merveilleuse nature qui nous entoure.
Le soleil se couche derrière les Andes

Un des spécimens de la région

Le mimosa ne manque pas de piquants ici

Samedi 19 décembre

C’est à pied que nous allons visiter le canyon du parc de Talampaya, une balade de 4  heures. Mais d’abord il faut parcourir une quinzaine de  km avec notre voiture avant de commencer. Il y a des nuages, mais le soleil chauffe tout de même. Nous verrons les petroglyphes, le jardin botanique et ses cheminées puis nous irons dans un canyon inaccessible en voiture.
L'entrée du canyon

Christian perdu entre les falaises

Une cheminée creusée par le vent et l'eau


Les falaises sont polies par l'érosion des vents violents chargés de sable

Drôle de trogne

Le saxophoniste

Les dépôts de sel sont partout

1 commentaire:

  1. C'est génial, les contrastes et la palette de couleurs est fantastique ! du vert du rouge du bleu, on approche de la photo parfaite !

    a ce sujet : DSC_0505.JPG est exceptionelle !!!

    RépondreSupprimer