Samedi 12 décembre
La ville de La Serena n’a pas beaucoup de charme à offrir :
beaucoup d’églises mais récentes, une rue piétonne bordée d’immeubles 19°
siècle, et des grands magasins. Nous
retournons à Coquimbo vers le port. Les pélicans sont toujours au garde-à-vous,
et les nombreux pêcheurs ont étalé le produit de leur pêche le long de la rue.
L’odeur n’est pas très engageante, pourtant les poissons ont l’air frais. Nous
achetons du ceviche pour notre déjeuner.
Puis pour passer la nuit, nous trouvons l’endroit, pas rêvé du tout,
bondé de locaux qui sont venus pour le pique-nique et la piscine qui grouille
de jeunes. La musique est à fond partout et le déballage de nourriture et
bouteilles de sodas en tout genre est impressionnant.
Nous en profitons pour nettoyer un peu le véhicule et faire la lessive
qui commençait à s’accumuler.
| Une des églises de La Serena |
| Centre ville de La Serena |
| La mosquée de Coquimbo |
| Vicuna |
Dimanche 13 décembre
Pour la troisième fois, des chiens ont embarqué les crocs de Christian
durant la nuit. Ça commence à être inquiétant. Heureusement cette fois j’arrive
à les retrouver.
Nous partons visiter la vallée de l’Elqui, haut lieu du Pisco, le
célèbre alcool chilien. Ce qui est surprenant dans cette vallée, c’est le
contraste entre les flancs de montagne desséchés et le vert intense des vignes.
La route est jalonnée de sites où Gabriela Mistral, prix Nobel de littérature,
vécu.
Nous allons visiter la distillerie de Pisco Mistral, à Pisco Elqui. La
fabrication y est très artisanale. Le procédé consiste à fabriquer du vin très
sucré et à le distiller ensuite, puis le laisser vieillir en fut de chêne.
Ce soir nous allons observer les
étoiles. L’observatoire del Pangue est situé sur une colline accessible par une
piste assez difficile, mais le chauffeur du minibus connait le terrain. Le
télescope de 40 mm, est prêt lorsque nous arrivons. Nous verrons déjà la lune,
puis Uranus, et ensuite la nébuleuse d’Orion, puis une étoile morte et des
constellations très lointaines, et trois galaxies distantes de 100.000
d’années-lumière. La lumière que nous avons vue, date donc de l’époque des
dinosaures.
| Le contraste du fond de la vallée et des flancs de montagnes arides |
| La petite ville de Pisco Elqui |
| La vallée de l'Elqui |
Lundi 14 décembre
En route pour la traversée des Andes par le paso del Agua Negra.
A mesure que nous avançons, la vallée se resserre et les vignes prennent
moins de place. Nous sommes à 2.000 m, la vigne a disparu la végétation se
raréfie et les montagnes se colorent. Nous arrivons à la douane. Elle se situe
à Juntas del toro à environ 80 km de la frontière réelle, c’est-à-dire du col
du Agua Negra . La route se transforme alors en piste. Elle monte
progressivement, nous roulons entre 40 et 50 km/h, et il y a 180 km entre les
deux frontières. Nous nous arrêtons pour déjeuner à Embalse La Laguna, une
retenue artificielle d’altitude. Au
loin, nous apercevons des pentes enneigées. Nous sillonnons toujours dans la
vallée, mais lorsque nous approchons du col, la piste commence à grimper très
fort. Les glaciers apparaissent et la neige nous entoure à présent. Nous sommes
au col : 4.770 m. Le vent est très violent.
La descente côté argentin est tout aussi spectaculaire. La piste très
raide, est à flanc de montagne et bordée de hauts murs de glace. Ensuite elle
s’enfonce dans une vallée où des travaux en vue du percement d’un tunnel ont
commencés. A la sortie des Andes, les collines se couvrent de cactus d’une
autre variété que nous n’avions pas encore vue
Puis arrive la douane. Les formalités ne sont pas trop compliquées. En
revanche, le contrôle sanitaire sera plus difficile : le mec fouille nos
coffres, pique les citrons qui servent à préparer le pisco sour, mes pommes de
terre, et vide notre frigo ou presque.
Même le beurre tout neuf que je viens d’acheter y passe. On ne passe pas de
produits frais d’un pays à l’autre !
| Embalse La Laguna |
| La piste à flanc de montagne |
| Au sommet la glace déborde sur la piste |
| La glace est façonnée par le vent violent qui souffle à 4.000 m |
| Attention, ne pas déborder à droite ! |
Le douanier qui t'a vidé le frigo avait envie d'une petite collation
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